24 heures à Rome

Publié par : Jean Christophe Vigne, le 26/01/2022
Catégorie : Recettes de Cuisine |


Bien sûr vous me direz immédiatement seulement 24 heures?!

et bien oui pourquoi pas, avec des vols low cost réservés en avance. Même si pour cette période de nouvelles restrictions de voyages il faudra peut-être attendre et reporter cet aller retour pour des temps plus propices.

Voilà ce que je vous propose : départ de Marseille, vol jusqu’au second aéroport de Rome, Ciampino, trajet jusqu’à l’appartement loué pour une nuit en plein Trastevere, l’un des quartiers le plus “movida” et typique de Rome.

Fil conducteur de ces 24 heures romaines : tris romain et match de foot au Stadio Olimpico!

LA ROMA, l’un des deux clubs de la capitale italienne, certains dont je fais partie diraient, le seul… mais je ne rentrerai pas dans ce dilemme dramaturgique des amateurs de calcio romano.

Le TRIS ROMANO ou comme me l’a suggéré un serveur, Marie, Joseph et Jésus est une tradition qui consiste à partager les trois grands classiques des primi (plats de pâtes mangés en général avant viande ou poisson) de la région Lazio. Il se compose donc de la Carbonara, la Cacio Pepe et de l’Amatriciana.

Arrivés à l’appartement situé Vicolo dei Cinque dans le Trastevere (littéralement “ de l’autre côté du Tibre”), nous jetons nos sacs sur les lits et nous dirigeons pour un aperitivo à la place Campo dei Fiori.

Non loin de cette place, nous nous dirigeons vers une trattoria où les pâtes fraîches se font devant les clients et où l’on peut commander ce fameux tris.



Il faut parfois le demander, car il n’est pas sur la carte, mais en général, il suffit lorsque vous êtes trois ou plus de commander chacun un des trois plats et de les partager entre vous.



Je vous détaillerai les recettes à la fin de cet article en commençant par la Cacio Pepe.

Mais continuons notre voyage centré sur ces deux objectifs, trouver le meilleur tris de Rome et voir notre match bien sûr.


 

Dans ce premier restaurant, Osteria da Fortunata, deux italiennes en tablier fabriquent les pâtes fraîches “à la demande”.


Nous demandons donc, accompagnés de mon fils et mon beau-fils (deux bons mangeurs), des assiettes composées chacune d’une des trois recettes.


Vêtus des maillots de l’AS Roma, il va sans dire que nous avons bien été reçus!! je préciserai et cela a une grande importance, que j’avais vérifié avant que nous n’étions pas dans un fief de supporters de l’ennemi juré, la Lazio.


Dans une ambiance conviviale nous avons dégusté nos plats que nous échangions à souhait afin de goûter les 3.


J’aurai des difficultés à vous dire que ce n’était pas bon les garçons en ayant commandé un autre “giro”!! personnellement je donnerai une bonne note à l’amatriciana.


Afin de digérer ce repas chargé en glucides, nous avons arpenté à pied les petites rues mais aussi les artères de la capitale. Un petit stop à la boutique de la via del Corso, un passage par la Piazza di Spagna (à voir surtout au printemps), nous voici arrivés à la piazza del Popolo avec ses deux églises jumelles, et bordant les jardins de la villa Borghese.

Un ristretto et nous voici dans le tram qui nous amena au stadio Olimpico. Au fil du parcours celui-ci se remplissait de supporters, jeunes et anciens (et oui en Italie on préfère anziani à vecchi), pères et fils…

Le monde romanista se dirigeait vers ces arènes modernes que sont les stades. Une ambiance formidable, des chants qui ne finissent jamais, encourageant une faible équipe de la Roma qui ne réussissait pas mieux qu’un match nul de 1 partout contre la Sampdoria de Gênes.

À la fin de la “partita” un taxi nous ramenait au centre ville, où nous flânions dans le quartier Trastevere à la recherche d’un local typique mais pas trop touristique, bien décidés à faire oublier notre tris le temps de la soirée.


Notre œil fût arrêté par un concept et des recettes peu fréquentes en France, les trapizzini. Ce sont pour faire simple, des coins de calzone farcis de légumes, viandes ou saucisses pimentées, voire des tripes à la romaine.


Le lendemain matin, bien décidé à profiter de Rome, notre avion partant dans l’après midi, je m’aventurai tout d’abord seul au gré des plaisirs oculaires dans les rues du Trastevere et accompagné des garçons je leur faisais “revoir” des classiques romains à proximité de notre appartement.

Pantheon, Piazza Navona et ses fontaines, l’obélisque de Marco Aurelio…

Ces visites qui leur remémoraient leurs souvenirs d’enfance, nous amenèrent jusqu’à La buca di Ripetta, osteria romaine classique, un peu kitch mais à conseiller pour l’accueil et des carbonara, cacio pepe, et amatriciana exceptionnelles.

Un pur délice. Nous avions commandé cette fois des antipasti romain où trônaient les fameux carciofi alla romana.

Un taxi d’une autre époque nous amena jusqu’à Ciampino où notre vol allait nous ramener en France.

24 heures c’est certes peu pour visiter Rome, mais l’ayant déjà visitée maintes fois, il ne faut surtout pas se priver d’une halte de 24 heures ou 48 heures. Si beau, si bon, si simple….

et sans oublier le principal Forza Roma!


🇮🇹 Retrouvez la recette de de la Cacio Pepe ici  🇮🇹


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